J’ai vécu récemment une étape importante de mon cheminement spirituel : j’ai réalisé mon tout premier rituel druidique seule.
Je suis Barde. Le bardisme est souvent assimilé au druidisme, même si ce n’est pas encore être druide. Le chemin est long et initiatique : viendra ensuite le temps de l’Ovate, lorsque je me sentirai prête, puis peut-être un jour celui du Druide, bien plus tard, quand la sagesse aura été suffisamment intégrée.
J’ai encore tant à apprendre, et c’est justement ce qui rend ce chemin si précieux.
Une préparation nourrie par plusieurs enseignements
Pour ce premier rituel en autonomie, je ne suis pas partie de rien. Je me suis longuement préparée en m’appuyant sur différentes sources :
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des rituels issus du collège druidique que j’ai fréquenté pendant cinq ans,
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le livre Fêtes et rituels druidiques de Viviane Le Mollec,
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et les enseignements de l’IWOD.
L’IWOD est un cercle druidique en ligne, dans lequel des cours sont envoyés chaque mois. Chacun y évolue à son propre rythme, avec un objectif clair : devenir autonome dans sa pratique.
Contrairement à certains collèges, il y a là un véritable soutien, des explications, une transmission vivante.
J’ai suivi trois collèges druidiques, et ce sont les seuls où les rituels sont réellement transmis. Dans celui que j’ai fréquenté le plus longtemps, les rituels ne sont donnés qu’au moment où l’on devient druide. Il n’y a que peu d’explications : on apprend seul, par l’expérience. C’est un choix assumé et respecté, même si cela peut être déstabilisant.
Un rituel tissé de doutes… et de grâce
Pour ce premier rituel, j’ai choisi de mixer trois rituels en un, en suivant mon ressenti.
Et je l’avoue : j’avais des doutes.
Dans mon ancien cercle, les énergies étaient très présentes, les dieux et les présences féeriques se manifestaient intensément. Je me demandais si, seule, j’allais ressentir la même chose.
Est-ce que mon rituel serait « assez » ?
Est-ce que je ferais bien ?
Est-ce que je saurais tenir l’espace ?
Est-ce que les divinités invoquées seraient présentes et bienveillantes ?
Après tout, le doute fait partie du chemin. Il est même sain lorsqu’il nous pousse à nous remettre en question.
Et pourtant… je n’ai pas été déçue.
La présence de Brigantia et les signes de l’invisible
Le rituel fut magnifique.
J’ai allumé 19 bougies en l’honneur de Brigantia, ainsi que deux bougies sur mon autel : une grande blanche et une verte.
Pour l’agape, j’ai choisi une crêpe et une pomme, symbole de la connaissance.
Dans mon ancien cercle, un rituel consistait à placer du charbon dans l’eau lustrale, que l’on buvait ensuite. Je ne l’ai pas fait cette fois-ci. L’eau avait souvent un goût de savon, et j’ai préféré innover. Peut-être le ferai-je l’année prochaine, ou peut-être pas. J’écoute désormais davantage mon intuition.
Un détail m’a particulièrement marquée :
avant le rituel, les deux bougies de mon autel étaient parfaitement droites.
Pendant le rituel, leurs flammes ont commencé à frétiller intensément, signe pour moi que les énergies étaient bien présentes.
Après le rituel, les flammes se sont peu à peu apaisées.
J’y ai vu un signe clair : les énergies invoquées étaient venues me rendre visite, puis s’étaient retirées en douceur.
Les signes se poursuivent, même dans les rêves
Le soir même, lorsque je me suis couchée, j’ai fait un rêve fort, symbolique.
Je le raconte dans mon article précédent : « Quand s’éloigner devient un acte de fidélité à soi ».
Tout semblait s’emboîter.
Les signes s’accumulaient : dans le rêve, dans l’élément feu, dans les flammes des bougies…
Comme une confirmation silencieuse mais profonde.
Un chemin d’autonomie, enraciné dans la gratitude
Ce premier rituel a marqué l’ouverture de mon chemin vers l’autonomie spirituelle.
Mais je sais aussi que je n’y serais jamais arrivée sans l’ancien cercle druidique qui m’a accompagnée pendant cinq ans.
Nous nous sommes quittés en bons termes. Je reverrai sans doute certaines personnes de ce cercle.
Je pars avec gratitude, consciente que chaque étape, chaque enseignement, chaque rencontre m’a menée là où je suis aujourd’hui.
Et le chemin continue… 🌿