Quelle année sommes-nous vraiment ?
Nous sommes en 2026 selon le calendrier occidental.
En 4723 selon le calendrier chinois.
Et en 4599 selon le calendrier celtique.
Trois années différentes.
Trois façons de compter le temps.
Trois manières d’habiter le monde.
Et si cette diversité nous invitait à réfléchir à notre propre rapport au temps ?
🌙 Le nouvel an chinois 4723 : un temps relié à la lune
Le nouvel an chinois ne tombe jamais à la même date. Il arrive entre janvier et février, selon les cycles lunaires.
Ce calendrier luni-solaire relie le ciel et la terre.
La lune rythme les mois. Le soleil ajuste les saisons.
Le temps n’y est pas figé.
Il respire.
Il suit un mouvement.
Dans un calendrier spirituel, le temps n’est pas une contrainte. Il est une danse.
🍂 L’année celtique 4599 : commencer dans l’obscurité de Samain
L’année celtique commence à Samain, entre mi octobre et mi novembre, selon la lune.
Dans la tradition druidique, le calcul des fêtes repose sur l’observation des cycles lunaires et des saisons. La roue de l’année n’est pas un concept théorique : elle est vivante.
Commencer l’année dans la nuit, au cœur de l’automne, est profondément symbolique.
On ne débute pas dans l’agitation.
On débute dans l’introspection.
Dans le silence.
Dans le lien aux ancêtres.
C’est une autre manière d’entrer dans le temps.
📅 Le calendrier occidental 2026 : un temps linéaire
Notre calendrier occidental commence le 1er janvier.
Sa date ne change pas.
Il est basé historiquement sur la naissance de Jésus, même si les historiens estiment aujourd’hui que cette naissance n’a probablement pas eu lieu le 25 décembre, ni exactement à l’année zéro.
Notre temps moderne est linéaire.
Il avance droit devant lui.
Il compte.
Il planifie.
Il organise.
Mais observe-t-il encore la lune ?
Calendrier spirituel et cycles lunaires : avons-nous perdu le rythme naturel ?
Autrefois, les peuples observaient :
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Les phases de la lune
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Le lever et le coucher du soleil
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Le rythme des saisons
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Le cycle des plantes
Aujourd’hui, nous observons surtout :
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Les horaires
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Les échéances
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Les dates fixes
Nous comptons le temps au lieu de l’habiter.
Pourtant, la lune continue son cycle :
Nouvelle lune. Croissant. Pleine lune. Décroissance.
Elle ne se presse pas.
Elle ne force rien.
Le soleil aussi suit son chemin.
La terre tourne sans bruit.
Un calendrier spirituel nous rappelle que nous faisons partie de ce mouvement.
Terre, ciel, soleil, lune : revenir à l’essentiel
Toutes les grandes traditions évoquent la terre et le ciel.
Dans la mythologie grecque, le ciel et la terre sont des principes fondateurs.
Dans les textes bibliques, la création commence par la lumière et la séparation du ciel et de la terre.
Dans les traditions asiatiques et celtiques, l’harmonie naît de l’équilibre entre les forces naturelles.
Et si le déséquilibre moderne venait d’une rupture avec ces cycles ?
L’être humain réellement évolué n’est pas celui qui maîtrise le temps.
C’est celui qui comprend qu’il appartient à un rythme plus vaste que lui.
Honorer plusieurs années : mon expérience personnelle
Chez moi, nous célébrons :
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La nouvelle année occidentale
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Le nouvel an chinois
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L’année celtique à Samain
Ma grand-mère avait un père asiatique.
Longtemps, sans en mesurer la portée, nous avons fêté le nouvel an chinois en famille.
Aujourd’hui, cela prend une profondeur nouvelle.
Ce n’est plus seulement une tradition.
C’est un lien aux ancêtres.
Un fil invisible entre les générations.
Célébrer plusieurs calendriers, c’est reconnaître que le temps a plusieurs visages.
Et si nous choisissions un temps plus vivant ?
Nous sommes en 2026.
En 4723.
En 4599.
Mais au fond, la vraie question n’est peut-être pas l’année.
La vraie question est :
Sommes-nous reliés au mouvement de la terre, de la lune et du soleil ?
Un calendrier spirituel n’est pas seulement une manière de compter.
C’est une manière de se relier.
Et peut-être, doucement, de revenir à l’essentiel 🌿🌙