L’été dernier a été pour moi un véritable séisme intérieur.

Ma vie a basculé.
Un secret familial révélé.
La mort d’un frère druide.
Le départ simultané de mes deux enfants après cinq années d’école à la maison.

Trois deuils en même temps.

Et au cœur de tout cela : une plongée dans la dépression.

Aujourd’hui, en tant que thérapeute en constellation familiale, je mesure à quel point cette traversée était nécessaire. Elle m’a transformée. Elle m’a ancrée encore plus profondément dans ma mission d’accompagnement.

Quand un secret familial remonte à la surface

En février, puis en juin, des révélations ont émergé.
Un secret transgénérationnel est venu bouleverser mes fondations.

Quand un secret familial est dévoilé, quelque chose se met en mouvement dans les veines. Le sang porte la mémoire.
Et soudain, des souvenirs que l’on croyait effacés remontent.
Des sensations.
Des émotions anciennes.

En constellation familiale, nous savons que ce qui est caché agit en silence.
Lorsqu’il est révélé, il demande à être regardé, reconnu, honoré.

Trois deuils à vivre

La mort d’un frère de chemin druidique.
Le départ de mes enfants.
La fin d’un cycle de vie.

Mes enfants étaient présents 24h/24 depuis cinq ans. Leur départ m’a rendue heureuse… mais aussi profondément seule.

Je me suis dit :
« Autant tout vivre d’un coup. »

Et j’ai laissé la dépression s’installer.

Pas comme une ennemie.
Comme une étape.

La dépression comme passage initiatique

Je dormais.
Je pleurais au réveil.
Mon corps me faisait souffrir.

Je pensais que mes douleurs venaient de l’âge.
Avec le recul, je comprends qu’elles venaient de l’intérieur.

La dépression n’est pas seulement psychologique.
Elle est corporelle.
Elle est énergétique.
Elle est transgénérationnelle.

J’ai choisi d’être accompagnée, notamment par un énergéticien formé à la médecine chinoise et à la sonothérapie, avec un passé druidique. Chaque mois, j’avançais. Je travaillais :

  • mes colères

  • mes peines

  • ma haine

  • mes blessures transgénérationnelles

  • ma santé

  • ma patience

  • ma joie

Je ne cherchais pas à « aller mieux vite ».
Je cherchais à traverser.

Samain et l’année des émotions

Lors de Samain, fête celtique et druidique, j’ai tiré les oghams.
Le message était clair : une année sous le signe des émotions.

J’ai ri sur le moment. J’étais en plein dedans.

Peur.
Colère.
Dégoût.
Tristesse.
Surprise.

Puis, doucement, la joie.

En décembre, l’état dépressif s’allégeait.
En janvier, une amélioration nette.
En février, je recommençais à sortir.

Comme si l’hiver intérieur suivait le rythme des saisons.

Dépression et mémoire d’enfance

Cette traversée m’a ramenée à mes 11 ans.
À une première dépression vécue lors d’un changement d’école difficile, dans un climat de violence et de harcèlement.

Notre corps n’oublie rien.
Nos cellules gardent la trace.

La constellation familiale permet justement de remettre de l’ordre dans ces mémoires, de redonner à chacun sa place, de libérer ce qui ne nous appartient pas.

Pourquoi il est essentiel de vivre son deuil pleinement

Aujourd’hui, dans mon accompagnement, je conseille toujours ceci :

Vivez votre deuil.
Vivez votre dépression.
Allez au fond.

Pas pour y rester.
Mais pour remonter.

La dépression peut être un passage initiatique.
Si on la coupe trop vite, si l’on anesthésie les émotions sans les traverser, elles reviendront autrement :

  • par le corps

  • par la maladie

  • par des blocages répétitifs

  • par des schémas relationnels inconscients

Accueillir la douleur, c’est l’empêcher de se transformer en symptôme plus tard.

Ce que cette traversée m’a appris

Je suis remontée plus forte.

Plus ancrée.
Plus alignée.
Plus consciente de la profondeur du travail que je propose.

Aujourd’hui, les week-ends avec mes enfants sont vécus pleinement.
Je cuisine à nouveau.
Je crée.
Je ris.

Mes émotions s’étaient fermées avec l’hiver.
Elles se sont rouvertes avec le soleil.

Comme la nature, nous avons nos saisons intérieures.

Et parfois, l’hiver est nécessaire.