Une discussion qui change le regard

Suite à ma nuit aux urgences : https://emiliespirit.fr/quand-le-corps-parle-une-nuit-aux-urgences-et-une-liberation-en-constellation-familiale/ . Marquée par de nombreuses rencontres, une scène continuait de me questionner :

👉 ce grand groupe, très soudé, présent pour un homme opéré en urgence du pancréas, c’était grave.

Ils étaient nombreux, arrivés vers 17hi, et ils sont restés… jusqu’au bout.
Jusqu’à ce que l’opération soit terminée.
Jusqu’à ce que l’homme soit réveillé.

Ils sont repartis vers 1h du matin, seulement quand ils ont su que tout allait bien.

Intriguée, j’en ai parlé avec une connaissance infirmière.

Une autre manière d’accompagner

Elle m’explique alors quelque chose de très intéressant.

👉 Dans certaines communautés, notamment chez les gens du voyage, il existe des rituels autour du corps.

Lors des moments critiques — opérations, fin de vie, décès —
ils sont nombreux à se rassembler.

Ils restent présents.
Ils accompagnent.

Et parfois, m’explique-t-elle, ils ne demandent pas forcément d’autorisation pour récupérer le corps d’un proche décédé.

Ils le font.

Et, dans certains cas, l’institution ferme les yeux.

Non pas par négligence…
mais peut-être par compréhension silencieuse.

Une autre manière d’accompagner

Elle m’explique alors quelque chose de très intéressant.

👉 Dans certaines communautés, notamment chez les gens du voyage, il existe des rituels très forts autour du corps.

Lors des moments critiques — opérations, fin de vie, décès —
ils sont nombreux à se rassembler.

Ils restent présents.
Ils accompagnent.

Et parfois, m’explique-t-elle, ils ne demandent pas forcément d’autorisation pour récupérer le corps d’un proche décédé.

Ils le font.

Et, dans certains cas, l’institution ferme les yeux.

Non pas par négligence…
mais peut-être par compréhension silencieuse.

Et nous, qu’avons-nous fait de la mort ?

Aujourd’hui, dans notre société, la mort est devenue… distante.

On remplit des papiers.
On organise.
On délègue.

Les corps sont placés en chambre froide.
Les visites sont encadrées.
Parfois même… limitées par un code d’accès.

Je l’ai vécu personnellement.

Pour ma grand-mère, il fallait un code pour entrer.
Sans ce code, impossible de la voir.

Je comprends la sécurité.
Mais émotionnellement…

👉 cela m’a semblé froid. Impersonnel.

Le souvenir d’un au revoir différent

Pour ma mère, c’était encore autre chose.
Je n’ai pu la voir que le jour de l’enterrement.
Parce que les expositions sont chères. 
Les factures d’un enterrement et de tout ce qui accompagnent monte vite. 

Comme si tout devait aller vite.
Comme si le lien devait être coupé rapidement.

Et pourtant…

👉 dire au revoir fait partie du processus.

La puissance des veillées

Une bénévole que j’ai rencontrée en formation a fait un choix différent.

À la mort de sa maman, elle a organisé une veillée chez elle.

Les proches sont venus.
Ils ont partagé.
Ils ont dit au revoir.

Et en l’écoutant, je me suis dit :

👉 oui… c’est peut-être cela qui est juste.

Accompagner le départ.
Prendre le temps.
Honorer la vie.

Une expérience spirituelle marquante

Pour ma grand-mère, j’ai vécu quelque chose de très fort.

La veille de l’enterrement, j’ai ressenti — et vu — une présence.

Une lumière intense.
Des âmes proches venues lui dire au revoir.

Un moment difficile à expliquer rationnellement,
mais profondément réel pour moi.

👉 Comme si le passage ne se faisait pas seul.

Le tabou de la mort en France

En France, la mort reste un sujet délicat.

On évite d’en parler.
Elle fait peur.
Elle dérange.

Mais en réalité :

👉 parler de la mort, c’est aussi parler de la vie.

Le deuil a besoin :

  • de mots
  • de présence
  • de rituels

Sans cela, il reste souvent inachevé.

Et si on réapprenait à accompagner ?

Ce que j’ai observé cette nuit-là m’a profondément questionnée.

Ces familles nombreuses, présentes, unies…

👉 elles accompagnent autrement.

Peut-être de manière plus brute.
Moins cadrée.
Mais aussi plus incarnée.

Et si, finalement, nous avions quelque chose à réapprendre ?

Conclusion

Cette nuit aux urgences ne m’a pas seulement montré la maladie ou l’attente.

Elle m’a montré :

  • la force du collectif
  • l’importance de la présence
  • et notre rapport parfois difficile à la mort

Peut-être que si nous accompagnions davantage nos défunts,
si nous leur laissions une place,

👉 nous aurions moins peur.

Et peut-être même…
une autre perception de la vie, et de ce qui la dépasse.