La gastro-entérite peut nous mettre complètement à plat. Cette année, mon fils puis moi-même avons été malades à quelques jours d’intervalle. Cette expérience m’a rappelé à quel point le repos, l’hydratation et l’écoute de son corps sont importants lorsque l’on traverse une gastro-entérite.
Je partage ici notre expérience personnelle, avec nos symptômes, notre manière de récupérer et quelques conseils qui nous ont aidés. Ces conseils ne remplacent évidemment pas un avis médical, notamment pour les enfants, les personnes âgées ou les personnes fragiles. Demandez toujours conseil à votre médecin, nous on n’en a pas.
Une gastro après une semaine de sport
Mon fils était parti pendant une semaine dans un camp de vacances sportif. Il part plusieurs fois par an avec ce groupe et cela s’est toujours bien passé.
Au moment du départ, le directeur de la colonie nous avait prévenus que les jeunes rentraient plus tôt que prévu parce que certains étaient malades et aussi parce qu’il pleuvait. Les parents des jeunes concernés avaient été prévenus.
Comme je n’avais pas été contactée, j’ai naturellement pensé que mon fils n’était pas malade.
Je l’ai récupéré comme après chacune de ses semaines de sport : complètement épuisé. Il a dormi toute l’après-midi.
Mais le lendemain soir, il a commencé à être malade.
Les jeunes avaient parlé d’une intoxication alimentaire. Mon fils m’a expliqué qu’ils avaient tous mangé la même chose et que seuls trois jeunes sur seize étaient tombés malades. Il avait également appris que d’autres jeunes d’un autre groupe avaient été malades quelques jours auparavant.
Une intoxication alimentaire, tout le monde aurait été malade. Une gastro entérite, un jeune tombe malade, trois jours après trois jeunes tombent malade. L’incubation de trois jours. La gastro étant une maladie très contagieuse.
Gastro-entérite : le repos a été essentiel
Le samedi, mon fils a dormi une grande partie de l’après-midi, puis encore une bonne partie du dimanche.
Le dimanche soir, la maladie c’est déclarée. Le lundi il était au lit, puis le mardi son état commençait à s’améliorer, mais il est resté au lit.
Je lui répétais surtout :
« Dors et bois. Dors et bois. Dors et bois… »
Il m’avait dit :
« Maman, je n’arrive pas à boire, ça me donne envie de vomir. »
Je lui ai conseillé de ne pas essayer de boire de grandes quantités d’un coup, mais de prendre de petites gorgées régulièrement, selon ce qu’il pouvait supporter.
L’objectif essentiel lors d’une gastro-entérite avec vomissements ou diarrhée est d’éviter la déshydratation.
Gastro-entérite : boire est essentiel
Quand on vomit ou que l’on souffre de diarrhée, on perd de l’eau et des sels minéraux.
C’est pourquoi l’hydratation est particulièrement importante.
Si boire est difficile, de petites quantités répétées peuvent parfois être mieux tolérées qu’un grand verre bu rapidement. Dans certaines situations, notamment chez l’enfant, les solutions de réhydratation orale disponibles en pharmacie sont particulièrement adaptées.
Mon fils a également très peu mangé pendant environ une journée et demie. Lorsqu’il a recommencé à avoir faim, il a repris progressivement une alimentation légère, en fonction de ce qu’il avait envie et de ce qu’il pouvait supporter. Le lundi il a eut des douleurs au ventre, je lui ai conseiller une petite pincée de bicarbonate dans de l’eau. C’est pas bon, mais cela aide. Il n’a plus eu mal par la suite. Le bicarbonate, il faut faire attention, et demander l’avis du médecin, nous on a pas de médecin et on se soigne aux plantes, on a pas de soucis de santé. Nous n’avons pas de médecin car beaucoup de médecin ne prennent pas de nouveaux patients. On a eu un médecin.. mais comme nous ne venions jamais le voir car nous n’étions jamais malade, au bout de cinq ans il nous a viré de sa liste… Assez bizarre comme méthode pour des gens qui ont prêter serment d’Hypocrate…
Enfin pour le corps et la maladie, là encore, je pense qu’il est essentiel d’écouter son corps sans le brusquer.
Puis ce fut mon tour
Trois jours après mon fils, le mercredi, vers deux heures du matin, je suis tombée malade à mon tour.
J’ai dû annuler tous mes rendez-vous de la journée et de la fin de semaine.
Et j’ai appliqué à moi-même ce que j’avais répété à mon fils :
dormir, boire, dormir, boire.
Je n’avais absolument aucune envie de manger.
J’étais tellement fatiguée que même lorsque j’étais réveillée, j’avais l’impression d’être encore endormie.
Je n’avais pratiquement aucune force. Par moments, j’avais juste assez d’énergie pour me lever et aller me servir quelque chose à boire.
Alors je me suis mise à faire quelque chose que je fais souvent lorsque je suis malade : dormir.
Et ce qui m’étonne toujours, c’est de constater qu’après quelques heures de sommeil, même si l’amélioration est parfois minime, je me sens souvent un peu mieux.
Gastro-entérite et alimentation : reprendre progressivement
Jeudi, en fin d’après-midi, j’ai recommencé à manger.
J’ai commencé avec une compote pomme-banane. J’avais envie d’une pêche, mais j’ai préféré attendre et reprendre doucement.
Le soir, mon mari avait fait les courses et avait acheté des crevettes. J’en ai mangé quelques-unes avec un peu de pain.
C’était tout ce que je pouvais ou que je sentais pouvoir manger.
Le lendemain, j’ai recommencé progressivement à m’alimenter.
J’ai même réussi à aller au marché tôt le matin, même si le réveil avait été difficile. J’ai également pu assurer un rendez-vous en visio que j’avais déjà repoussé et qui était urgent.
Mais je me suis limitée à un seul rendez-vous, car je savais que mon corps avait besoin de récupérer.
Je n’ai réellement repris mon travail que le lundi suivant. Je voulais laisser le week-end à mon organisme pour retrouver ses forces.
Et même après la disparition des principaux symptômes, la fatigue était encore là.
La gastro-entérite peut laisser une grande fatigue
C’est quelque chose que l’on oublie facilement.
On peut avoir l’impression que la maladie est terminée parce que les vomissements ou la diarrhée ont cessé, mais cela ne signifie pas forcément que l’organisme a retrouvé toute son énergie.
Après plusieurs jours de maladie, de manque d’alimentation et de sommeil perturbé, il est normal de se sentir encore faible pendant quelque temps.
Pour moi, le retour à la normale s’est donc fait progressivement.
Je crois vraiment qu’il faut savoir ralentir avant de vouloir reprendre trop vite.
La gastro-entérite et le risque de déshydratation
Nous avons appris dans la même semaine que deux autres jeunes filles ayant participé au séjour avaient également attrapé une gastro-entérite. L’une d’elles avait même dû être hospitalisée.
Cela m’a rappelé une chose importante : une gastro-entérite ne doit pas être prise à la légère lorsque les pertes d’eau deviennent importantes.
Le principal risque des vomissements et de la diarrhée est notamment la déshydratation.
Il faut donc surveiller particulièrement :
- une impossibilité de boire ou de garder les liquides ;
- des vomissements répétés ;
- une diarrhée importante ;
- une très grande faiblesse ;
- une diminution importante des urines ;
- une bouche très sèche ;
- des étourdissements ou un malaise ;
- une somnolence inhabituelle ou une confusion.
Chez un jeune enfant, une personne âgée ou une personne fragile, il faut être particulièrement vigilant.
En cas de signes importants de déshydratation, de symptômes sévères ou d’aggravation, il est nécessaire de demander rapidement un avis médical.
Que manger pendant une gastro-entérite ?
Pendant ma gastro, je n’avais absolument pas faim.
Je n’ai donc pas cherché à me forcer à manger.
Lorsque mon appétit est revenu, j’ai repris progressivement avec des aliments que je pensais pouvoir supporter.
Il n’est pas nécessaire de se forcer à manger normalement immédiatement. En revanche, l’hydratation reste une priorité, surtout lorsqu’il y a des vomissements ou de la diarrhée.
Une alimentation progressivement diversifiée peut reprendre lorsque l’on recommence à avoir faim et que les aliments sont tolérés.
Petite, ma mère quand j’avais une gastro entérite, me forcer à m’alimenter. Elle me donnait pomme de terre et jambon. Si j’aurai eu faim, c’est je pense ce que j’aurai pris pendant la maladie, en prenant plutôt du blanc de poulet que du jambon. Ma mère était aide soignante, infirmière. Elle me donnait aussi beaucoup de doliprane. Personnellement, je n’ai pas de médicament.
Pour boire, si vous n’y arrivez plus, mettez un peu de sirop, cela vous aidera a boire un peu plus.
Et le bicarbonate ?
Pour mon fils, les douleurs et les crampes d’estomac m’avaient poussée à lui proposer un peu de bicarbonate.
Il l’a pris et m’a dit que cela l’avait soulagé.
Mais je tiens à faire une précision importante : ce qui a convenu à mon fils ne convient pas nécessairement à tout le monde.
Le bicarbonate de sodium peut être inadapté dans certaines situations et peut poser problème notamment selon les antécédents médicaux, les traitements ou certaines maladies.
Il vaut donc mieux demander conseil à un médecin ou à un pharmacien avant d’en utiliser pour soulager des symptômes digestifs, particulièrement chez un enfant.
La menthe poivrée contre les nausées ?
On entend également beaucoup parler de la menthe poivrée pour les nausées.
Personnellement, certaines odeurs ou certaines sensations peuvent me faire du bien lorsque je suis malade, mais cela ne doit pas être considéré comme un traitement de la gastro-entérite.
Si les vomissements sont importants, la priorité reste encore et toujours d’éviter la déshydratation et de demander un avis médical lorsque l’on n’arrive plus à boire.
Dormir, boire et écouter son corps
Cette gastro-entérite m’a finalement rappelé quelque chose de très simple.
Lorsque le corps est malade, il demande parfois simplement qu’on lui fiche la paix.
Pas d’écran. Pas de téléphone. Pas de travail.
Pour moi, c’était surtout :
dormir, boire, dormir, boire.
Et lorsque je me réveillais avec des douleurs, je me rendormais lorsque je le pouvais.
Le sommeil n’est évidemment pas un traitement médical de la gastro-entérite, mais le repos permet de ne pas solliciter inutilement un organisme déjà épuisé.
Et je suis toujours étonnée de constater qu’après avoir dormi, je me sens parfois un peu mieux.
Une gastro-entérite, combien de temps ?
La durée d’une gastro-entérite varie selon la cause et selon les personnes.
Il ne faut donc pas considérer qu’une gastro-entérite doit obligatoirement être terminée en trois jours.
Surtout si vous n’écoutez pas votre corps et que vous continuez de travailler ou de sortir.
Certains symptômes peuvent rapidement s’améliorer alors que la fatigue persiste davantage.
Si les symptômes sont importants, persistent, s’aggravent ou s’accompagnent de signes de déshydratation, il faut consulter.
Ce que je retiens de cette gastro-entérite
Cette expérience vécue avec mon fils puis quelques jours plus tard avec moi m’aura surtout appris à écouter encore davantage les besoins du corps.
Quand il est malade, il faut parfois accepter de ralentir.
Boire régulièrement.
Se reposer.
Dormir.
Reprendre l’alimentation progressivement lorsque l’appétit revient.
Et surtout, ne pas vouloir reprendre immédiatement son rythme habituel.
Pour moi, les mantras « Ouuuuuuu… Souuuuuu… » m’ont aussi permis d’accompagner les moments de douleur et de fatigue en me recentrant sur ma respiration.
Mais il faut garder en tête que les pratiques de relaxation et les mantras peuvent accompagner le mieux-être, mais ne remplacent pas un traitement ou un avis médical.
La gastro-entérite est généralement bénigne, mais la déshydratation peut devenir sérieuse, particulièrement chez les enfants, les personnes âgées et les personnes fragiles.
Alors, si je devais retenir une seule chose de cette expérience :
écoutez votre corps, reposez-vous et surtout, veillez à rester hydraté.